Conquérir des objectifs difficiles est une question d’orientation

Jérémy Doyen, Hypnose Orleans
Sommaire

Les points clé de l’article:

  • L’orientation vers l’action, selon PsyPost, est essentielle pour réaliser des objectifs complexes.
  • Réguler ses émotions et rester engagé sert de moteur dans les situations instables.
  • L’hypnose permet de réactiver cet élan en travaillant la confiance et la stabilité émotionnelle.

Et si tout se jouait dans ce minuscule moment, juste avant d’agir ?

C’est ce matin-là, encore, le réveil sonne. Un grand projet vous attend, quelque chose qui compte : démarcher pour une nouvelle mission, reprendre une formation, sortir de la spirale du surplace. Et pourtant… une inertie vous retient, sourde, plus forte que le rationnel. Ce n’est pas un manque de volonté, pas une histoire de paresse. Juste une sorte de brouillard. Ce léger flottement entre l’envie et le passage à l’action. Qui, déjà, met vos objectifs sous cloche.

La science le confirme aujourd’hui : ce qui fait décoller – ou s’enliser – n’est pas qu’une question de motivation ou d’énergie brute. C’est une posture intérieure, un muscle de l’esprit qu’on appelle « l’orientation vers l’action ». Une prédisposition particulière à avancer, même quand ça secoue, même lorsque le cerveau intime « Attends… plus tard ». Mais de quoi s’agit-il exactement ? Comment l’hypnose peut-elle l’amplifier ? Et, surtout, que changent les recherches les plus récentes sur notre façon d’accompagner – ou de s’accompagner ?

L’orientation vers l’action : la force discrète qui sépare ceux qui avancent de ceux qui stagnent

L’étude relayée par PsyPost met en lumière une réalité bien connue des thérapeutes, mais rarement aussi bien formalisée du côté académique. Les chercheurs se sont penchés sur ce qui distingue ceux qui atteignent des objectifs exigeants – complexes, coûteux émotionnellement, incertains – des autres.

Le facteur clé, loin d’être « l’effort » pour l’effort, c’est la capacité à surmonter les phases de doute, à réguler ses états internes pour rester connecté au passage à l’action. Concrètement : là où certains se retrouvent paralysés par le stress, le découragement ou la peur de l’échec, d’autres arrivent à réguler leurs émotions en temps réel, gardant en vue leur objectif, même dans l’inconfort. C’est cette « orientation vers l’action » qui fait la bascule.

Ce n’est pas un trait de caractère figé, mais un état modulable, composite : on y retrouve une bonne tolérance à l’incertitude, la capacité à mobiliser ses ressources sous pression, et un goût pour l’initiative, même quand tout semble fragile. Les chercheurs parlent presque d’une posture mentale, d’un élan à actualiser dès que les conditions internes ou externes se troublent.

Vous n’avez pas « pas de volonté » : vous bloquez dans l’émotion, pas dans l’action

Combien de fois avez-vous entendu – ou pensé – ce fataliste : « Je manque juste de volonté » ? Mais, soyons honnêtes, si la réalisation de nos objectifs se résumait à une affaire d’effort ou de muscle mental, ça se saurait ! Souvent, ce qui coupe l’élan, ce ne sont pas les tâches elles-mêmes, mais la manière dont on gère (ou pas) nos émotions au moment de passer à l’acte.

Face à une difficulté, le cerveau se met en « mode défense » : peur de mal faire, de perdre, d’être jugé… Et là, toute l’énergie initiale se dilue. C’est la régulation émotionnelle – la juste capacité à rester présent malgré les tensions internes – qui fait la différence. Et c’est précisément sur ce point que l’hypnose agit, là où les discours de développement personnel finissent par tourner à vide.

L’hypnose, un amplificateur d’élan et d’ajustement émotionnel

En cabinet d’hypnose, on croise tous les jours des personnes persuadées d’être « condamnées à procrastiner », de manquer d’organisation, d’agir toujours au dernier moment, presque malgré elles. Mais, très vite, la répétition d’un script mental devient évidente : ce ne sont pas les idées ou l’énergie qui font défaut, mais une forme de paralysie affective, une lutte permanente avec soi-même.

C’est là que l’hypnose a un atout unique : elle offre un accès direct aux schémas émotionnels non conscients qui, sans cesse, influencent notre capacité à agir. Dans la transe hypnotique, on peut explorer – en toute sécurité – la racine de ce qui retient ; parfois, c’est un vieux script de peur apprise, parfois un échec mal digéré, ou même une croyance floue (du genre « je ne mérite pas de réussir »).

Ce travail en profondeur, mené dans une forme d’engagement corporel et imaginaire, permet d’inverser la vapeur : on ne « chasse » pas la procrastination, on ravive le sentiment de pouvoir agir, même avec le stress ou l’incertitude. C’est un effet levier puissant : le cabinet devient un terrain d’entraînement pour cultiver cette orientation vers l’action, la rendre plus stable, plus automatique, même en dehors de la séance.

Concrètement, que fait l’hypnose pour booster l’orientation vers l’action ?

Évacuons les fantasmes : l’hypnose, ce n’est ni une potion magique, ni un couteau suisse. Mais, à travers des protocoles ciblés, elle dé-sature les systèmes émotionnels qui envahissent l’action. Voilà ce que ça donne, concrètement :

  • Stabilisation émotionnelle : la séance hypnotique met en pause le flot des auto-critiques, des scénarios d’échec qui parasitent l’entrée en action. C’est comme créer un sas de neutralité où la personne peut, enfin, reprendre la main sur ses choix.
  • Reconnexion à l’élan moteur : l’état hypnotique sert de tremplin pour renouer avec le souvenir d’un moment où agir semblait simple – puis transférer cette dynamique à la situation qui pose problème aujourd’hui.
  • Actualisation des ressources internes : au lieu de relancer sans cesse le dialogue intérieur du « j’y arriverai jamais », le praticien va renforcer la mémoire de réussites passées, les rendre émotionnellement disponibles ici et maintenant.
  • Expérimentation en imagination : le patient peut tester, dans sa tête, différentes façons d’agir face à l’obstacle, sans pression. Ce « simulateur interne » rend le passage à l’acte plus familier, lessive une partie de l’appréhension initiale.

Ces quatre leviers s’articulent pour installer une nouvelle « habitude émotionnelle » au moment-clé, celui où l’action hésite.

L’orientation vers l’action n’est pas innée : bon pour tout le monde, ou seulement pour certains ?

La recherche évoque des disparités individuelles : oui, certains naissent avec une plus grande prédisposition à l’action. Mais le vrai message, c’est que cette posture n’est pas figée. Par des entraînements émotionnels, cognitifs, des outils comme l’hypnose ou la pleine conscience, elle se travaille et se développe – à tout âge.

En thérapie (et en coaching), le praticien n’« insuffle » rien depuis l’extérieur. Il accompagne la personne à reconnecter à ses propres points d’appui – à rendre ses ressources plus fluides, plus vivantes. En d’autres termes : l’orientation vers l’action est plus une question d’expérience émotionnelle re-consolidée qu’une aptitude donnée une fois pour toutes.

Des études plus larges, comme celle de Grant et Ashford (2008) sur le self-management et la régulation proactive du comportement face à l’incertitude, montrent aussi ce même phénomène : ceux qui réussissent à passer le cap des phases inconfortables ne sont pas toujours les plus « motivés », mais ceux qui savent composer avec leurs émotions inconfortables.

Pour les praticiens : quelques points d’appui concrets en cabinet

Pour les professionnels de l’accompagnement, la question derrière le protocole est toujours la même : « Comment installer durablement cette capacité – et éviter l’effet feu de paille ? »

Voici quelques points de vigilance, glanés par l’expérience et confirmés par les recherches :

  • Repérer le moment-clé : Ce n’est pas le choix de l’objectif qui compte, mais la gestion de la micro-seconde d’hésitation, juste avant d’agir. Tout l’enjeu, c’est d’aider la personne à reconnaître ce flottement intérieur – et à s’y préparer.
  • Insister sur le ressenti corporel : L’hésitation se loge plus dans le ventre ou la poitrine que dans les pensées. L’hypnose permet un accès direct à cette expérience physique, à la contourner, ou la transformer.
  • Créer des rituels de mini-élans quotidiens : Pour pérenniser l’orientation vers l’action, il faut la ritualiser. Installer, en dehors des séances, de petites actions faciles, qui permettent au cerveau d’associer le « je passe à l’action » à autre chose qu’à la pression ou la tension.
  • S’autoriser la marge d’erreur : Ni la persévérance, ni l’orientation vers l’action ne sont linéaires. Valoriser en séance les écarts, les ratés, les ajustements. Car, c’est la capacité d’auto-ajustement qui rend la progression crédible et durable.

Indécision, procrastination… Un terrain fertile pour travailler autrement

Souvent, l’hésitation, la procrastination, la difficulté à passer à l’action cachent une vraie intelligence émotionnelle – mais mal orientée. Le cerveau investit de l’énergie à anticiper, à vérifier, à protéger… Mais si on ne canalise pas cette énergie, elle tourne en boucle, crée une fatigue invisible, et au final, bloque tous les moteurs.

Le travail hypnotique vise à ne pas opposer action et réflexion, mais à leur rendre un dialogue plus souple. C’est là que l’on va chercher, en profondeur, une nouvelle façon d’habiter ses intentions – non plus en forçant, mais en accompagnant, en fluidifiant, en ajustant.

L’accompagnement, en cabinet ou en auto-hypnose, vise donc à faire la paix avec ses phases d’hésitation, à repérer leurs alertes, à s’en servir comme d’un sas pour ajuster la posture – puis relancer l’élan, en douceur plutôt qu’en force.

Conclusion : cultiver l’orientation vers l’action, c’est (re)prendre la main sur ses possibles

Si l’on retient quelque chose de l’article de PsyPost et de l’expérience en hypnose, c’est ceci : l’orientation vers l’action n’est pas un super-pouvoir réservé à quelques-uns. C’est une compétence modulable, fragile parfois, mais intensément humaine. La cultiver, c’est s’offrir la possibilité concrète d’agir même dans l’instabilité – sans s’attendre à des résultats magiques ou immédiats, mais avec une confiance renouvelée à chaque élan.

En somme : on ne naît pas acteur de sa vie, on l’apprend – parfois une hésitation après l’autre.

FAQ

Qu’est-ce que l’orientation vers l’action exactement ?

C’est une posture psychologique qui permet de passer à l’action, même dans des situations de doute ou d’incertitude. Elle associe gestion des émotions, tolérance à l’imprévu et goût du mouvement.

L’orientation vers l’action peut-elle se travailler, ou est-ce un trait figé ?

Elle se développe : chacun peut, grâce à l’entraînement – émotionnel, hypnose, rituels d’action – renforcer cette capacité. Rien n’est figé.

Comment l’hypnose agit-elle sur la procrastination ou l’inertie ?

L’hypnose permet de désamorcer les blocages émotionnels, redonne accès à des souvenirs d’élan, et entraîne concrètement à « s’auto-lancer », même en présence d’obstacles internes.

Les outils proposés sont-ils efficaces pour tout le monde ?

Ils ne conviennent pas à tous, mais la plupart des personnes trouvent rapidement une amélioration – à condition d’être accompagnées avec bienveillance et méthode, sans promesse de résultat miraculeux.

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Jérémy Doyen, Hypnose Orleans

Jérémy Doyen

Je suis praticien en hypnose à Orléans dans le Loiret depuis près de 10 ans (et plus de 1000 personnes accompagnées). J’ai découvert l’hypnose, il y a quelques années au hasard de certaines rencontres. Sa simplicité et son efficacité m’ont immédiatement passionné et je fais maintenant le plus beau métier du monde en accompagnant les personnes vers leurs objectifs avec une spécialisation en Arrêt Tabac.

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