Reprendre le pouvoir sur son temps et son énergie

Jérémy Doyen, Hypnose Orleans
Sommaire

[“Est-ce que ça me nourrit ?” : la question clé pour reprendre possession de son temps, inspirée par l’article source sur Tiny Buddha : lire l’article original]

  • Remplacer la to-do-list mentale par la question “Est-ce que ça me nourrit ?” change notre rapport au quotidien.
  • L’hypnose aide à ressentir ce qui nous apporte vraiment sens et énergie.
  • Moins faire, mieux vivre : visualiser sa journée idéale devient un outil concret de transformation.

Quand nos journées s’évaporent

Il y a ces soirs où l’on regarde en arrière. La tasse de thé est là, posée sur la table, encore chaude. On tente de se rappeler comment notre journée s’est remplie. Une impression de “vide dense”, comme si le temps avait coulé, fuyant entre les doigts, jalonné de tâches, de cases cochées, de notifications, d’obligations. Mais au fond, à quoi tout cela a-t-il servi ? Y avait-il quelque chose là-dedans qui nous a vraiment nourri ? Ou est-ce qu’on a, simplement, tenu bon pour recommencer demain, identique ?

C’est ce constat qui a frappé l’autrice de l’article source. Perchée sur sa montagne de “je dois”, elle s’est arrêtée, épuisée, pour se demander : “Est-ce que ça me nourrit ?” Une question en apparence simple, mais dont la puissance peut tout bouleverser.

De la to-do list à la boussole intérieure

La to-do-list, c’est rassurant. On l’écrit, on la relit, on la coche, elle nous structure, elle nous fait croire que l’on avance. Mais parfois, elle devient la prison. On avance, on avance, et on ne sait même plus vers quoi. Le mode “automate” s’installe : faire pour faire, finir pour finir. On termine la journée vidé, sans autre trace que l’épuisement ou la frustration.

Et si on changeait la question ? Si, au lieu de demander “Qu’est-ce que j’ai à faire ?”, on se demandait : « Qu’est-ce qui me nourrit ? » On change alors de posture. Ce n’est plus la poursuite sans fin de tâches productives, mais la recherche d’expériences, de rencontres ou de pauses qui apportent vraiment de la densité à notre existence.

Ce basculement n’est pas qu’un caprice de développement personnel. C’est une reconnexion à soi, trop souvent noyée sous le tumulte du quotidien. Derrière cette simple interrogation, il y a une vraie promesse : reprendre possession de son temps, donc de sa vie.

L’hypnose : un outil pour retrouver le “nourrissant”

En hypnothérapie, la question du sens est omniprésente. On explore ce qui donne de la couleur à une existence, ce qui apporte texture, chaleur, relief. Mais comment s’en souvenir, perdu dans la routine ? Comment “sentir” ce qui nous nourrit, et distinguer, au fond de soi, ce qui n’est qu’un vieux réflexe épuisant ?

L’hypnose ne propose pas une baguette magique. Mais elle invite à ralentir, à passer du “faire” au “vivre”, du “penser” à l’“éprouver”. En état d’hypnose, on se donne enfin la permission d’explorer :

  • Qu’est-ce, au fond, qui m’apporte de la joie ou de la paix ?
  • Quelles activités, relations, espaces, sensations, me nourrissent vraiment ?
  • À quoi ressemble une journée où je me sens aligné·e ?

Il ne s’agit pas d’un rêve inaccessible. Beaucoup, en hypnose, redécouvrent ce qui était là depuis toujours : le plaisir d’un réveil sans précipitation, la simplicité d’une promenade, la justesse d’une conversation sincère, la saveur d’un silence choisi. Ce retour à soi redonne chair au temps vécu.

Avoir le courage de moins faire pour mieux vivre

La société valorise souvent la productivité, l’occupation permanente, la liste qui déborde. L’idée de “moins faire” peut heurter : On va y perdre, on ne sera pas à la hauteur, on va laisser passer des choses importantes. Mais, osons la question : Et si, à force de tout vouloir faire, on passait à côté de l’essentiel, et de soi ?

Décider de moins remplir, c’est accepter de ne pas répondre à toutes les sollicitations. C’est parfois dire non, décevoir, être en marge. Mais c’est aussi se donner la permission de choisir des activités, des personnes, des moments qui cultivent notre vitalité.

L’hypnose accompagne ce mouvement. En séance, il n’est pas rare que la personne réalise qu’elle porte des croyances invisibles : “je dois rendre service pour être aimable”, “je dois finir cette tâche, sinon je suis inutile”, etc. En explorant ces automatismes, on commence à ouvrir de nouveaux chemins intérieurs. On autorise, peu à peu, l’écoute de ses véritables besoins. Et une fois identifiés, ces besoins deviennent des repères pour chaque petite décision quotidienne.

Visualiser sa journée idéale : un luxe ? Ou la seule base solide ?

Beaucoup pensent que visualiser sa journée idéale, c’est une fantaisie, un luxe réservé à quelques privilégiés. Mais c’est le contraire : c’est une base, un acte de santé. On ne construit rien de solide sans avoir, encore flou, un schéma de ce qui nous ferait du bien.

Visualiser, en hypnose, n’est pas rêvasser. C’est activer, dans sa tête, puis dans son corps, la sensation d’un temps vécu aligné, juste. On imagine un début de journée serein, un travail en accord avec ses valeurs, une pause qui repose vraiment, une activité qui élève. L’expérience sensorielle, même en imagination, reprogramme l’esprit : on “goûte” à l’avance ce que l’on veut retrouver dans la réalité.

Pour le grand public, ce travail réenchante le quotidien. On s’autorise à ralentir, à faire mieux avec moins, à revenir à soi. Pour les professionnels de l’accompagnement, c’est une question de posture : sortir du piège du “faire pour faire” avec leurs clients, oser l’exploration, redonner la main à la personne sur la qualité de son existence.

Transformer la pratique : des pistes concrètes pour personnes accompagnées et praticiens

Pour la personne accompagnée :

  • Prendre le temps d’identifier ce qui nourrit. Remplacer ponctuellement la “to-do-list” par une “to-feel-list” : Qu’est-ce que je voudrais ressentir aujourd’hui ?
  • S’autoriser des micro-choix. Parfois, s’offrir 3 minutes de respiration consciente nourrit plus qu’une demi-journée d’obligations.
  • Communiquer ses besoins. Exprimer clairement à son entourage ce qui est important, sans s’excuser.

Pour les praticiens :

  • Intégrer la question “Qu’est-ce qui vous nourrit ?” dans le dialogue. Cela fait émerger bien plus que des objectifs, cela ouvre à la notion de qualité de vie.
  • Soutenir l’exploration sensorielle. Guider sans diriger, encourager à vivre corporellement les réponses.
  • Modéliser l’attitude du “moins mais mieux”. Proposer, en séance et par l’exemple, de ralentir le rythme, d’oser l’écoute véritable, pour nourrir aussi la relation thérapeutique elle-même.

“Est-ce que ça me nourrit ?” : la question qui transforme tout

Au fond, cette question ne juge pas. Elle éclaire. Y répondre, ce n’est pas tout claquer. Ce n’est pas refuser les contraintes. Mais c’est reprendre la main : ne plus survivre, mais réapprendre à vivre et à ressentir. C’est passer d’un temps rincé à un temps habité.

“Est-ce que ça me nourrit ?”… Voilà peut-être la plus belle des boussoles. À chacun, ensuite, d’écouter ce qui, dans le silence ou dans le tumulte du quotidien, répond vraiment à cette invitation.

FAQ hypnose et réappropriation du temps

  • Comment l’hypnose aide-t-elle à identifier ce qui me nourrit vraiment ?
    L’hypnose amène à un état de conscience modifiée, propice à ressentir ce qui fait sens pour soi. Elle permet d’explorer ses besoins profonds et de distinguer ce qui épuise de ce qui énergise. On apprend à reconnaître les choix qui apportent de la vitalité.
  • Peut-on vraiment changer son emploi du temps grâce à l’hypnose ?
    L’hypnose n’agit pas sur l’emploi du temps lui-même, mais change la façon d’y répondre. Elle aide à clarifier ses priorités et donne le courage d’agir selon ce qui compte vraiment, en se sentant légitime pour ajuster ses choix.
  • En tant que professionnel, comment intégrer cette question dans une séance ?
    Il suffit d’inviter la personne à se demander : « Est-ce que ça me nourrit ? » puis de l’accompagner à explorer les sensations associées, sans jugement. Cette approche ouvre à l’écoute des besoins et oriente la séance vers la qualité de vie.
  • Visualiser sa journée idéale, est-ce vraiment utile ou trop abstrait ?
    C’est très utile ! La visualisation permet d’entraîner le cerveau à reconnaître les situations alignées avec ses véritables besoins. Cela prépare l’esprit à passer à l’action, de façon consciente et plus respectueuse de soi.
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Jérémy Doyen, Hypnose Orleans

Jérémy Doyen

Je suis praticien en hypnose à Orléans dans le Loiret depuis près de 10 ans (et plus de 1000 personnes accompagnées). J’ai découvert l’hypnose, il y a quelques années au hasard de certaines rencontres. Sa simplicité et son efficacité m’ont immédiatement passionné et je fais maintenant le plus beau métier du monde en accompagnant les personnes vers leurs objectifs avec une spécialisation en Arrêt Tabac.

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